Je suis une poétesse..
Une poétesse dite "in défaillance"..
Une Artiste tourmentée et passionnée
J'essaie de retranscrire les émotions au plus juste...
Mon âme est ainsi faite : un arc-en-ciel d'errance,
Merveilleuse améthyste ou ombrageuse rune..
Tremblante de froid ou de fièvre ancienne
Une flèche touchant le ciel
Puis s'écroulant à terre,
Sol consacré
Mer floue
Je fréquente
Les toujours, les jamais
M'alimente
De doute et d'évidence
J'aime et déteste
Oui mais
Je fuis, puis reste
L'errance...
Un clou
Au coeur ancré,
Vermillon, pur mystère
Du blanc cassé à l'ambre miel
Montrant ses reflets : mes traces sont siennes..
Je souris au soleil mais pleure sous la lune
Vis des nuits de bonheur et des jours de souffrance !
Maria Maddalena Ivaldi - Recueil Arc-en-ciel d'errance
Tous droits réservés
Quel est donc ce chemin qui serpente ma nuit ?
Aurore et crépuscule écument les secondes
Tantôt l'une, puis l'autre, armés d'étranges frondes
Assaillent mon humeur, mais lequel m'entrenuit ?
Et parfois le soleil, et parfois les étoiles,
Et parfois le désert et parfois sombres voiles !
Quel est donc ce chemin qui serpente mes jours ?
Ombres pâles, lueurs, font le chemin de ronde
De mon âme en faïence, et mon coeur que l'on sonde
Doucement s'effiloche au pied de l'abat-jour
Et tantôt le désert, et tantôt sombres voiles
Et tantôt le soleil et tantôt les étoiles !
Mais quel est ce chemin qui serpente ma vie ?
Sacrement, sacrilège oscillent dans ce monde,
Mes larmes vous font rire et le ciel vous inonde
De lumière incomprise ou se baigne l'envie
Et parfois le soleil, et tantôt les étoiles
Et souvent le désert et souvent sombres voiles !
Maria Maddalena Ivaldi - Recueil Arc-en-ciel d'errance
Tous droits réservés
Je suis fragile,
Perdue au coeur même des ruines
A remuer les cendres du passé.....
Que s'est-il passé ?
Moi qui rêvais, me voilà jetée à terre !
L'étoile se disait miel
Bleuie à l'encre de Chine..
Je suis fragile
Déchirée
Par les éclats de verre
De ce morceau de ciel
Que j'ai arraché...
P.s : Je me démarque volontairement du classicisme, les hiatus sont
voulus
La rivière était si paisible,
Souriante à l'été volant,
Sur l'herbe dormait une bible
L'air doux valsait d'un tempo lent,
Un vieux clocher pleurait au loin
Les temps anciens, l'heure incertaine,
Un chat roux baillait dans le foin
Le vent valsait sur la fontaine.
Le coeur léger, les yeux ouverts
Allongée au creux d'un drap rouge
Je fixe le ciel à l'envers
Sur l'eau dormante où rien ne bouge...
Une balançoire jouait
A se faire la belle au vent
Un lavoir lessivait le souhait
De retrouver les jours d'avant
Quand les ruines du château
N'avaient pas été bombardées
Que le jardinier au râteau
Ramassait les fleurs lézardées.
Le coeur léger, les yeux ouverts
Allongée au creux d'un drap rouge
Je fixe le ciel à l'envers
Sur l'eau dormante où rien ne bouge...
Un vieux puits couvert de feuillage
Raisonnait sur les profondeurs
Des habitants de son village
Que le mois d'août rendait grondeurs,
Sur un pot, plein de confiture
Valsaient des abeilles, sans fin
Près de la fenêtre en dorure
Veillait un bibelot dauphin
Le coeur léger, les yeux ouverts
Allongée au creux d'un drap rouge
Je fixe le ciel à l'envers
Sur l'eau dormante où rien ne bouge...
Sur ma tête un chapeau de paille
Ombrage les lueurs sans faille,
Le temps a déposé son âge
Sur le vieux village endormi
Je suis venue en son sillage
Retrouver, à pas de fourmi,
Au son lumineux du silence,
Les jours bénis de mon enfance..
Texte et photo : Maria Maddalena Ivaldi - Tous droits réservés
Non, je n'en pleure pas
Seul le ciel est en larmes
Fendu de couleurs parmes
Non, je n'en pleure pas !
Non, je n'en souffre pas
Seul mon coeur désespére
Brisé d'un bleu lunaire
Non, je n'en souffre pas !
Non, je n'en faiblis pas
Seuls mes jours sont à l'ombre
Perdus au soleil sombre
Non, je n'en faiblis pas !
Non, je n'en crève pas
Seuls mes soirs font des plaintes
Brumés de labyrinthes
Non, je n'en crève pas !
La fenêtre se ferme
Et j'abandonne
Dans des nuits de larmes :
Le ciel aux couleurs parmes
Mon coeur au bleu lunaire,
D'un bleu qui désespére,
Mes jours perdus dans l'ombre
Mes soirs brumés de plaintes...
Des bleus de ton absence ?
Mais non, je n'en meurs pas !
Au coeur des labyrinthes
C'est mon âme qui sombre,
Mon âme qui s'enferme
Qui tourbillone
Des bleus de ton silence ?
Mais non, je n'en meurs pas !
N'approche pas,
Fuis ces eaux troubles où je m'entremêle
Tu cherches mes failles, mes neurones et mes poussières
Toi, conquérant éperdu dans mes vallées brumeuses
N'approche pas,
Fuis mes entrelacs où je me disperse,
Je cherche ta puissance, les embruns sertis de ton âme
Moi, druidesse égarée dans ta Gaule indépendante
N'approche pas,
Fuis mes tourbières où je m'enfonce
Là où se meurt le savoir universel
Moi détentrice du Chaudron de Gundestrup.
N'approche pas,
Fuis ma plume et mes arcs
Avant que je ne t'initie, que je ne te t'envoûte
Que je ne t'embrouille et t'enfume
N'approche pas,
Regarde-moi une dernière fois
Au bord de la falaise
Et puis
Fuis-moi,
Avant que je t'aime, et que tu me malmènes..
Le temps a vacillé
Alors je joue aux runes
L'eau ruisselle de toute part,
L'histoire me mène où elle veut
Rien de neuf sur la lune ?
Je crève des bulles en acier
Tu manges quelques fraises
Et j'avale tes aveux.
L'amour est diabolique
Alors je joue aux dés
Est-ce un péché ?
Des jeux bucoliques ?
J'effleure les falaises
Des plaisirs boudés.
L'eau ruisselle de toute part
Ton coeur est-il séché ?
Pluie de subterfuges
Alors je ne joue plus.
Aimes-tu les mandarines ?
Mes saisons sont mouillées,
Des barques !
Quand a-t-il plu
Dans mes allées marines ?
Notre histoire verrouillée
M'embarque
Du naufrage au déluge
L'eau ruisselle de toute part
Et je me jette à l'eau :
Âme astrale,
Je m'évapore dans des aurores boréales.
Orgie d'encens et d'or vermeil, je défaille en volutes.
Des couleurs bleutées s'entremêlent autour de moi, telles des mailles.
Voluptés scintillantes, des éclairs farouchement voilés.
Âme fluviale, des champs d'éternité stellaire éblouissent ma vision.
L'indigo m'avale, l'espace m'engloutit.
Rêve en quatrième dimension, tourbillons psychédéliques.
Je tombe dans un puits lunaire,
M'embrase dans un monde cosmique.
Osmose et merveilles, chut...
Je fusionne en multicolore !
Saltimbanque des mots, dans tes mains je dépose
Le souffle de mon coeur que mon chagrin arrose.
Et mon âme où se berce un immense lys noir.
Vois-tu mon mal qui pleure à travers l'astrolabe...?
Il est sextant mon seuil, granit au choeur du soir,
Conséquence et éclats d'une enfance syllabe !
Hier m'a violée et mon sang au miroir
Jaillit du soir lointain par flaques d'ecchymose...!
Cloîtrée au fond de mon puits
J'écoute les sanglots blêmes
Des vieilles pierres amères,
Des eaux sombres et lunaires.
Un pâle rayon qui fuit
Cogne mon coeur qui s'enferme,
J'entends les lourds grincements
D'un sinistre seau rouillé
Dont la tête se balance
Sous une corde à méfiance.
L'obscurité règne et ment,
Engorge les sentiments
Et mon esprit barbouillé
Des terrestres moisissures
Voit du sang sur vos museaux !
Atterrée au fond des eaux
Je dégueule mes blessures,
Puis vomis mes meurtrissures...
Vos Impressions...