:
Je suis une poétesse..
Une poétesse dite "in défaillance"..
Une Artiste tourmentée et passionnée
J'essaie de retranscrire les émotions au plus juste...
Lors d'une soirée sur terre
Me voilà enfermée
Dans un repas nauséeux
Et une chevauchée
De lassitude
Croisant Vénus à l'épaule gouachée
Par les mains d'un peintre brigand
Et le grand Maître Saint Germain
Gardien de la flamme violette..!
Devant moi une fontaine d'hypocrisies
Derrière un mur d'intolérance
A ma droite
Des gourous veulent me sauver
Me servant à dîner
Une coquecigrue à la moelle !
A ma gauche
Le Dieu Mars, endiablé, me force à avaler
Une soupe à la guerre !
Au dessert me voilà gavée
D'une gelée sanguine :
Le sang d'un rubis
Sacrifice d'Inca sur la pierre.
Sur un air cauteleux,
Mélange de cloches et de violons,
Des rogations
Au regard substantifique
Viennent me hanter !
Helps !
Fatiguée
Je contemple leur mer de débilités
Les processions superficielles
Moi, mon âme est diaphane,
Etincelle
Aussi lointaine qu'une étoile,
La douce lumière qui s'en échappe
Est sans doute précaire
Mais du moins fuit-elle
Du terrestre futile
La geôle émotion !
Je rêve d'éternité, d'un monde enfin fleuri
Où tes yeux versent de l'or sur mon âme enfantine
Le temps qui passe ne ligote nulle comptine
L'eau y est pure, douce fontaine et bel abri
De sauvages lumières pourchassent l'amoindri
Le mal terrestre, les épines de l'églantine
Je rêve d'éternité, d'un monde enfin fleuri
Où tes yeux versent de l'or sur mon âme enfantine
Poussière mutine
Dans ce lieu chatoyant d'où ne s'échappe aucun cri
Mes espoirs lunaires ne tolèrent plus l'aigri
En moi s'est dévoilée une forêt..Mystère..
Des chênes menottés, des hêtres grimaçants,
Des feuillages obscurs aux sourires perçants
Les branches d'un lilas, et des rosiers à terre
Tant de ronces au sol encombrent la lisière
Sur des arbres vieillis croîssent les maux blessants
De rouges pucerons..Des hiboux jaunissants
Surveillent les étangs, les roseaux et le lierre
Presque imprégné d'encens, l'air est pourtant très doux
De beaux saule-pleureurs chantonnent le redoux,
Des iris conscencieux me désignent la voie
La lune aux vents dorés, y dissipe le fiel
Les terrestres tourments que l'orage m'envoie
Et mon âme à genoux tend ses mains vers le ciel !
Le temps nous fauche sans arrêt
Le vois-tu ce traître en sourire ?
Grimoire exercé, constant, prêt,
Le temps nous fauche sans arrêt.
Je dégringole de son crêt.
Cycle entaillé de mal en pire
Le temps nous fauche sans arrêt
Le vois-tu ce traître en sourire ?
Le vois-tu ce traître en sourire ?
Le temps nous fauche sans arrêt
Se délecte de ton délire
Le vois-tu ce traître en sourire ?
Peintre occupé à nous maudire
Nous engluant de son apprêt
Le vois-tu ce traître en sourire ?
Le temps nous fauche sans arrêt !
Pardonne-moi Ce labyrinthe gris Qu'est la vie M'aigrit The time is count Pardonne-moi J'aspire à la lumière A l'envie D'hier Your time is count Pardonne-moi Les ruisseaux de mon coeur
Frêles, sableux S'acheminent Ailleurs Their time is count Pardonne-moi Mon exil volontaire
Fuit, et culmine Vers le bleu Lunaire My time is count...
Viens...Reviens donc encore aux creux de mes abysses,
Mélanges d'océans, de rouleaux irisés,
Ressentir cet amour, ces volcans tamisés
Rougissants de lueurs et grondants de délices
Viens sous la nuit torride apaiser mes supplices
Multiplier nos jeux : ces plaisirs divisés !
Mes baisers palpitants sont des cieux avisés
Où se jettent à l'eau nos pulsions complices
Viens...Reviens jusqu'à moi, viens calmer ma douleur :
L'absence constellée a ce regard qui louche,
Qui compresse mon âme et noircit sa couleur
Viens déverser la vie agrippée à ma bouche
Avec le tact précis, le doigté d'un mouleur
Quand la rosée humide envahit notre couche !
Poème dédicacé à celui qui se reconnaîtra...
(Attention, ceci n'est pas un sonnet)
Avant que tu ne partes
Loin vers l'Ouest
Pour la route vers la mer,
L'humeur en brèche
Dis-moi
As-tu armé ta fronde ?
Souffle au vent :
Mon coeur en gronde
Je cueille l'aurore sèche
A l'horizon, à l'horizon..
Loin du Levant
Sur ton jeu de cartes
Qui trouble et ment,
Tes itinéraires
D'amnésies
Mis bouts à bouts
C'est l'horizon..
Je relis l'histoire :
Bohème frénésie
Des lettres invisibles,
Un très vieux roman..
Comme l'oubli
Brumé au Sirocco
Tu flottes dans ma mémoire,
Sans domicile, à l'horizon.
J'entends tes pas
Sur du sable mouvant...
Une étrange lumière
Pâle, affaiblie,
Erre; et desespère
Des bris de passion
Irisés.
Une chambre d'échos
Hantée par l'émoi
Sans tabous,
Grisée
J'avais une obsession :
Danser sur tes braises..
Les voluptés d'hier,
Errent; et desespèrent
Dans horizon, dans L'horizon..
Loin vers l'Ouest
Les rochers, les vents, la mer,
La falaise
Est-ce le bruit de tes pas ?
Ecris-moi l'invisible,
De l'horizon, de l'horizon
De Nous, l'indivisible...
L'eau de mon coeur bouillait à flots,
Dans un bonheur imaginaire
Teinté de sang. Au bord d'îlots
L'eau de mon coeur bouillait à flots.
Mon corps brûlant de nos sanglots,
Serrait ton âme incendiaire
L'eau de mon coeur bouillait à flots
Dans un bonheur imaginaire..
Dans un bonheur imaginaire
L'eau de mon coeur bouillait à flots.
Et j'aperçois ton ombre entière
Dans un bonheur imaginaire
Notre maison, chaumière en verre,
Ambrée au miel de Mélilots.
Dans un bonheur imaginaire
L'eau de mon coeur bouillait à flots..
N'approche pas,
Fuis ces eaux troubles où je m'entremêle
Tu cherches mes failles, mes neurones et mes poussières
Toi, conquérant éperdu dans mes vallées brumeuses
N'approche pas,
Fuis mes entrelacs où je me disperse,
Je cherche ta puissance, les embruns sertis de ton âme
Moi, druidesse égarée dans ta Gaule indépendante
N'approche pas,
Fuis mes tourbières où je m'enfonce
Là où se meurt le savoir universel
Moi détentrice du Chaudron de Gundestrup.
N'approche pas,
Fuis ma plume et mes arcs
Avant que je ne t'initie, que je ne te t'envoûte
Que je ne t'embrouille et t'enfume
N'approche pas,
Regarde-moi une dernière fois
Au bord de la falaise
Et puis
Fuis-moi,
Avant que je t'aime, et que tu me malmènes..
Entends, je suis l'Harmonica
Le Blues qui berce tes complaintes
Du jour Latin au soir Inca
Entends, je suis l'Harmonica..
Phrasé Tempo America
Du vent soufflé sur tes étreintes
Entends, je suis l'Harmonica..
Le Blues qui berce tes complaintes..
Le Blues qui berce tes complaintes,
Entends, je suis l'Harmonica
Laissant mon âme et ses empreintes
Le Blues qui berce tes complaintes,
Ton coeur rongé, ses labyrinthes,
Couleur orange d'Arnica
Le Blues qui berce tes complaintes
Entends, je suis l'Harmonica...
Je demeure
Ta douce heure
L'insaisissable
Le sablier
Au Temple y est :
L'infinissable.
J'ai profané
Ton coeur
Ton âme
Leur infiltrant
L'Amour fou !
Si j'avais su...C'est en silence,
Sous une lune émerveillée,
A genoux
J'aurais plié ma révérence
Des nuits entières, réveillée,
Pour des années
Tu as mon coeur
Tu as mon âme
Mon amour fou
Récalcitrant
A genoux...
Le Temple y est !
Un sablier
Infinissable.
J'en suis l'heure
Qui demeure
Insaisissable...
Poème Dédicacé à Toi, mon Chevalier...
Avec toute ma sincérité amoureuse T&M
Toi, qui dis m'aimer sans espoir,
Tu ne vois pas mon mal de vivre !
Mes yeux ouverts au vent du soir,
Toi, qui dis m'aimer sans espoir.
Le temps te souffle un lasso noir :
Mon spleen zéphyr bien souvent ivre
Toi, qui dis m'aimer sans espoir
Tu ne vois pas mon mal de vivre... Tu ne vois pas mon mal de vivre !
Toi, qui dis m'aimer sans espoir,
Mon âme couverte de givre,
Tu ne vois pas mon mal de vivre !
Le temps jamais ne me délivre
De ce maudit vent qui fait choir,
Tu ne vois pas mon mal de vivre
Toi, qui dis m'aimer sans espoir...
Simplement,
Telle la
goutte de pluie
Qui s'essore,
Je me tords
De sentiments.
Simplement,
Comme la
Larme de pluie
Je m'écrase
En phase
Blues multicolore.
Et dans la nuit
Qui me dévore
Entre toi et lui
Je m'enfuis
Et m'évapore.
Vos Impressions...