Mercredi 18 janvier 2012
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Par Maria Maddalena Ivaldi
La nuit me saoule d'étoiles,
Sans pouvoir dormir
J'explore les fonds,
Désastreux,
De la croûte terrestre.
Si l'on parlait d'autre chose
Que de ce ciel
Qui se brise en vain ?
Les passants le regardent
Mais ne le voient pas.
S'il venait à tomber
Des éclats d'un bleu pur
Je sais que tous riraient
Du sang de l'Amour...
Et puis quoi ? Et psychoses
Si l'on parlait d'autre chose
Que de ce ciel
Qui se brise en vain ?
Sur lui les yeux se dardent
Mais ne comprennent pas.
S'il venait à tomber
Des éclats d'un bleu d'azur
Tous s'en moqueraient,
Sans foi, grisé par désamour.
La nuit me saoule d'étoiles,
Mais avant de dormir
Je retourne le fond,
Poussiéreux,
Du sablier terrestre...
Maria-Maddalena Ivaldi ©
18/01/2012
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Dimanche 8 janvier 2012
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Par Maria Maddalena Ivaldi
Mon sourire cesse aux grilles
Devant ces grands yeux
De métal gris.
Là, le vieux tilleul
A vu trop de choses
Pour pouvoir mourir
Tranquille.
Et moi, pénitente,
Toujours en défaillance,
J'observe sans comprendre
Les branches veineuses, et mortes
De mon coeur
Forgé à coups d'espoir.
Maria-Maddalena Ivaldi © 07/01/2012

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Dimanche 1 janvier 2012
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Par Maria Maddalena Ivaldi
Tout me ment, je le sais, je ne suis que la proie
Tes mots, par dix, par cent, sont des mots teints de fard,
Un poids..Un jeu..Que sais-je ? Un feu pris sur le tard ?
Flux, pleurs, temps fous, temps morts, il pleut au sol de Groie...
J'ai le coeur bleu, cru, lourd, un coeur d'or que l'on broie
Un grain de nuit, tout près, que tu fuis sur un char,
En moi tu pars, tu viens, et tu te veux mon Tsar
Le seul, mon Rhum, mon Roi ! Bien plus qu'un as de Troie..
Sur l'eau je m'en vais voir la vie au creux du jour
Pars vers les mers sans fin..Les caps, c'est à ton tour !
Nul ne sait où tu vas, les vents sont hauts, tu cries..
D'un seul mot tu me tiens, où suis-je ? Au pied du mur !
De Nous ? Le marc est noir..Tel ce ciel que tu pries,
Tu te fonds, crois au loin, bois ton fiel dans l'air pur...
par Maria Maddalena Ivaldi ~Poétesse In Des Faïences
Maria Maddalena Ivaldi -
Recueil L'insaisissable Murmure
Tous droits réservés - © 10 août 2010
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Jeudi 15 décembre 2011
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Par Maria Maddalena Ivaldi
Puisque tout est fini, que mon soleil s'éteint,
Puisque ton regard bleu ne veut plus me garder
Que la vague de fond m'arrache à ton amour,
Laisse-moi mourir là, et prépare ma croix...
Surtout, puisque je t'aime
Puisque tout est fini, que minuit va sonner,
Puisque plus rien ne sonne en moi hors la douleur
Que tu ne veux plus voir ma douceur, mon sourire,
Laisse-moi mourir là, et prépare ma croix...
Puisque tous mes mots saignent
Que mon règne s'éteint,
Que ton départ est pire
Qu'un chemin de calvaires,
Surtout, puisque je t'aime
Puisque je suis fauchée
Que mon ciel est fardé
Et que je désespère
Puisque mon être meurt
Entre nos deux rochers...
Minuit va donc sonner
Nos deux futurs s'étreignent
Laisse-moi mourir là, et prépare ma croix
Sur ma tombe, Seigneur,
Et parfois, mon Amour,
Dépose quelques fleurs.
Maria-Maddalena Ivaldi - 15 décembre 2011.

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Dimanche 27 novembre 2011
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Par Maria Maddalena Ivaldi
Je ne veux plus répondre à ce gris téléphone
Qui sans fin pleure et gronde
Qui sans cesse bombarde
Mon âme ankylosée...
Laissez-moi !
Rien ne me fait plaisir
Et je feins mon bonheur
N'ayant plus d'avenir.
Un orage vertigineux
Mitraille
La barque perçée où je vis...
Je ne veux plus entendre amour fou, et mensonges,
Des mots pompeux qui se lézardent.
Laissez-moi !
Telle une sentinelle
Névrosée
Autour de ma douleur
Je fais la ronde...
Eclairs, tonnerres, cierges
Mélancolie,
Un enfer pavé de cent noeuds
Aux vagues ritournelles
Submerge
La barque trouée où je vis...
Je ne veux plus répondre à ce gris téléphone
Qui sans cesse m'assaille...
Sonnerie aux choeurs, mielleuse,
C'est ta folie,
Douce et contagieuse,
Que sans arrêt j'entends
Que sans répit je longe !
Maria Maddalena Ivaldi © 27/11/2011
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Samedi 5 novembre 2011
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Par Maria Maddalena Ivaldi
Non,
Ne pleure plus pour moi
Harmonica
Je ne suis qu’un long souffle
Que tu brises,
Un goût de blues, amer,
Loin de l’église
Paumée au bord de mer
Qui se boursoufle.
Ne pleure plus pour moi
Harmonica
Je ne suis qu’un soupir
Un vieux rêve adoré
Qui se noie,
Un goût de spleen sournois
Qui va croupir
Sous les vagues dorées.
Ne pleure plus pour moi
Harmonica
Je ne suis qu’un murmure
Un bout de ciel
Recouvert de nuages,
Qui ne sait où aller
Et se méfie..
Ton vent fait ma blessure :
Du sang sur les galets
Du sang noir
Meurtri, démentiel !
Ne pleure plus pour moi
Harmonica
La lune fait naufrage,
Finit ta mélodie,
Et fini mon espoir.
Non,
Ne chante plus pour moi
Harmonica
Tes mots, et psalmodies,
Cela me crucifie !
Maria Maddalena Ivaldi © juillet 2011
Recueil L'insaisissable Murmure

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Dimanche 30 octobre 2011
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Par Maria Maddalena Ivaldi
QUAND PLEURE LA MANDOLINE
" La Mi La, Sol, Mi Fa Do "
La bouilloire siffle en joie.
Sur le feu, mon mal infuse,
" La Mi La, Sol, Mi Fa Do "
Pimenté de longs fados
Ton souvenir me perfuse
En rythme, le temps rougeoie
Mi-rêveuse, nostalgique,
J'épluche ma mandarine
" La Mi La, Sol, Mi Fa Do "
L'automne éffeuille mon coeur,
J'avale mes antalgiques
Quand pleure la Mandoline
Le bonheur, lui, valse ailleurs...
" La Mi La, Sol, Mi Fa Do "
Maria-Maddalena Ivaldi © 27 octobre 2011
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Vendredi 21 octobre 2011
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Par Maria Maddalena Ivaldi
Voilà, mon âme va flancher...
Pendant que je bascule
Devant moi se précise
L'abattoir de mes rêves
Aussi flou qu'un sillage
Le miroir est très calme
Juste éclaboussé de mon sang
Qui n'en finit pas de mourir.
Indifférence et abandon
Mon esprit et mon corps
Etaient deux fous liés
Au fin fond d'un mouroir.
Eventail blanc, plié
Sur un lit à ressort,
Seul mon coeur était sage
Calme comme un miroir
Qui n'en finit pas de pourrir.
Juste maculé de mon sang
Le reflet est très calme,
Laissé, à l'abandon.
Pendant que j'agonise
Derrière moi se lève
L'enfance somnanbule
Déjà, sa lame va trancher...
Maria-Maddalenna
Ivaldi © 21/10/2011
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