Qui suis-je ? Âme Lunaire...

  • : Maria Maddalena Ivaldi
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  • : Je suis une poétesse.. Une poétesse dite "in défaillance".. Une Artiste tourmentée et passionnée J'essaie de retranscrire les émotions au plus juste...

Vos Impressions...

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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 18:18

Je dors, avec l'ennui, ce mal croquignolé,
Grisé d'émotion, Minuit s'enferme et chute,
L'esprit indifférent au cahier immolé,
Au nouveau, à l'éveil; et l'espérance lutte...


Entre Garance et noir, vieux prélude envolé,
Dans ma nuit : des photos, des pleurs; l'âme en volute,
Par délectation, le temps déboussolé
M'offre un sourire amer, fluidité en flûte.


Incubes ? je m'en fous comme du libertin
Qui serpente vers moi ! qui me braise au matin !
Mon ciel fendu d'étique étreint l'anamorphose


Ma nuit acidulée écume l'air haineux
Cette incapacité, cet ivoire en cyphose,
Et ma geisha pensée écrit du charbonneux !




Sonnet avec mots imposés



Vieux-puits.jpg




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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 16:45
D'ici
Sans un adieu, ni aurevoir
Tu es parti vers les étoiles,
La douleur s'est mise à pleuvoir
Sur mon coeur noirci
Par les voiles !


Je reste là me demandant
Pourquoi plus rien n'est dans ton âme ?


Ailleurs
L'immensité roule, t'embarque
Mes pleurs sont un océan noir
Recouvert d'une grise barque,
Je me noie au soir
Sans lueurs !

Je reste là me demandant
Pourquoi plus rien n'est dans ton âme ?

Ici
Les grilles se sont refermées,
Transperçant ma vie en son flanc,
Et je tends mes mains déformées
Vers l'ange au coeur blanc
Que voici !

Je reste là me demandant
Pourquoi plus rien n'est dans ton âme ?

D'ailleurs
Sans trouver le repos, j'avance
Sur un sol endeuillé, meurtri,
Et mes pieds blessés par la lance
Foulent cet horizon flétri,
Sans veilleurs !


Décicacé à l'être cher qui m'a quittée.

Texte : Maria Maddalena Ivaldi. Tous droits réservés ©



rose-blanche-je-t-aime.jpg

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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 15:57
A BLACK VERSE :

I write a black verse :
Number me in hate
Like a domino
Crucify my fate
On the wheel, you know
That you're a black verse...

My foot is on you
The raven will come
Dismenber the lies
Which you threw at home
On my Art, My eyes..
Black worms will eat you...


Traduction :

J'écris un vers noir :
Numérote-moi dans la haine
Comme un domino
Crucifie mon destin
Sur la roue, tu sais
Que tu es un vers noir…

Mon pied est sur toi
Le corbeau viendra
Dépecer les mensonges,
Ce que tu as jeté à la maison
Sur mon art, mes yeux.
Les vers noirs te mangeront…



FLASH MY SOUL


Lost ! Flash my soul
I'm a rainbow
In a window
I'm a sunrise
In a surprise
I'm your colors.
Light me the floors
Lost in your soul

Iridescent fever
I'm your lights for ever


Traduction :


Perdue! Projète mon âme
Je suis un arc-en-ciel
Dans une fenêtre
Je suis un lever de soleil
Dans une surprise
je suis tes couleurs.
Éclaire-moi les étages
Perdus dans ton âme

Fièvre irisée
Je suis tes lumières pour toujours


Texte et traduction : Maria Maddalena Ivaldi. Tous droits réservés ©




Arc-en-ciel-canyon.jpg
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 14:44
Thé à la menthe en terrasse mosaïque.
Toi, moi et l'Afrique, comme seule terre d'asile.
L'éternité orientale décale à l'infini l'occident de ma mémoire,
J'en bois tes paroles différemment..
Des îles flottent devant moi, barques boisées sur l'eau limpide.
Le temps n'est plus compté qu'a la chaleur du soleil.
Les regards entre nous deviennent des parfums safranés, des rêveries voilées.
Je suis émue comme la mouvance de tes lèvres.
Je danse, danse, et ma robe blanche vogue au rythme du sirocco.
L'envoûtement se prépare.
Lentement, le liquide épicé coule dans ma gorge,
Son goût puissant me donne des visions du Tanganyiaka.
Je tangue dans tes yeux en lapant les eaux sucrées de la menthe.
J'y suis presque..
Bouchnika avec mon thé,
J'aimerais te goûter comme je croque dans cette patisserie ambrée de miel.
Les tams-tams de mon coeur se mêlent à la musique arabesque.
Je meurs dans cette magie africaine qui sacralise mes souvenirs...





Sunset-on-Lake-Tanganyiaka.jpg
Image provenant de Google

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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 19:05
- Vous désirez?
- Oui, un Métaphysique, s'il vous plait...


Un verre d'onirisme frappé avec un soupçon de songe mal luné, dilué d'étoiles liquéfiées et agrémenté d'une feuille de Narcisse se contemplant dans le reflet du breuvage, se reposait sur des vapeurs nuageuses en attendant qu'on l'agrippe.

Rien autour ne venait prêter attention à la profondeur insolite de son état. C'était un verre fêlé, parfois rempli de solitude, un verre éperdu d'une transparence lunaire; comme un point d'ombre dont les fêlures pourtant semblaient laisser s'échapper une lumière intense, si intense qu'on ne la voyait plus à l'oeil nu.

Un verre qui a connu toutes les bouches, toutes les salives.
Le verre à thé, le vers des ivres...

Et ce verre, perdu sur ses nuages, regardait d'un regard translucide les galets que faisaient rouler l'océan. Comme apéritif, il prenait parfois de la pluie au creux de son corps rigide. Il y goûtait toute la mélancolie de la mer absente. Sans repère non plus, il se situait comme hors des points cardinaux...

C'était un verre à l'envers, en équilibre entre deux mondes, une sorte de miroir où sommeillent les pensées interdites. Toute l'écume de la mer s'acheminait mystérieusement vers lui, par ondulations successives. Les ombres pouvaient descendre.

Étaient-ce ces ombres qui rendaient le songe aussi amer qu'un exil ?
Étaient-ce ces ombres qui faisaient de la Lune un accroc dans le ciel ?

Nul ne saurait le dire...

Pauvre verre fêlé qui se balance du soir au matin dans des vertiges intemporels; qui voudrait décrocher les étoiles, et souffler cette lune dans un grenier suspendu entre hier et demain. Ce petit verre fragile que rien n'étreint, si seul au petit matin, et qui voudrait pouvoir de nouveau goûter à toutes les bouches, à toutes les salives, et y attraper des souvenirs.

Ce pauvre petit verre, je l'ai pris contre mes lèvres. Transperçant les nuages et les ombres pour le sauver de son Néant nocturne, de sa solitude murmurante, je me suis mis à vouloir boire la pluie qui s'y déposait. Alors, j'y ai goûté l'acide mélancolie, et j'ai fait la grimace...

Un goût de breuvage salé, où seraient morts à l'intérieur tous les espoirs hypnotiques, brûla ma gorge et me fit tousser !
Puis, un goût de cépage allé, où serrait fort mais en douceur tout l'illusoire ictérique, distilla l'orge et me fit, cette fois, cracher.

J'ai reposé le verre sur son lit nuageux, et je me suis rendu compte que j'étais déjà ivre. Le goût d'amertume se dissipa, laissant place à une euphorie larmoyante !
Et agrippé(e) sur mon lit, comme sur un radeau, je ris aux éclats du verre qui vient de se briser net.



... Dans l'éclat, un peu de ma lèvre inférieure s'était mise à saigner.



J'essuie le mince filet de sang et me tourne dans tous les sens.

Je viens d'exploser ce pauvre verre empli d'onirisme, et voilà que se présente devant moi un verre noir, genre onirisme cauchemar ! Il me prend un fou rire en songeant que celui-ci peut-être empli d'une dizaines de cafards grouillants !
Le rire vire au jaune quand je les imagine trottinant sur ma bedaine.
Et au noir comme le verre quand je songe à leur prolifération incontrôlable.

J'ai le cafard pluriel, et je jongle chaque fois avec toutes ses formes pour ne pas les laisser tomber et risquer, par mégarde, de les écraser...

Car le cafard se démultiplie facilement, et de mes ailes de coccinelle, je pourrais retomber dans le verre à moitié-plein, et m'y noyer..!


ciel-nuit.jpg
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 22:40
 Comme tous les jours, j'ai fait une heure de route pour venir te voir,
Pour rejoindre l'atmosphère diabolique du service de réanimation.
Seize mois que j'emprunte à haute dose des virages en épingles et des somnifères impuissants.
Accompagnée de Ryan, mon fils de cinq ans, j'enfile les chaussons blancs
Et me désinfecte les mains.

Puis je tape le code d'entrée qui ouvre sur le labyrinthe javellisé.
La pression enserre déjà mon esprit et mon coeur :
Dans quel état mental vais-je te trouver aujourd'hui ?

Tu as de nouveau les yeux dans le vide, maman.
Assise près de ta fenêtre, tu ne me vois même pas rentrer dans la chambre.
C'est Ryan qui te sort, momentanément de ton monde
En se jetant dans tes bras pour te faire un câlin.

Moi, je range le linge propre que je t'ai amené dans le placard.
J'évite de te regarder tellement ça me fait mal.

L'infirmier arrive pour me donner les dernières nouvelles et recommandations.
Il me les murmure pour pas que tu n'entendes.
Mais je le sais, je sais tout ça déjà !
Je ne dois pas craquer devant toi.
Je ne dois surtout pas pleurer.
Je ne dois pas te contredire quand tu pars dans tes délires.
Je dois faire comme si de rien n'était.

<< Vous avez de la chance, Louise, te dit-il en te donnant tes dix comprimés à la petite cuillère.
Votre fille est aussi dévouée que resplendissante.>>
Tu lui réponds que je ne porte que du noir et tu lui demandes même si je suis en deuil !
Il sort en me faisant un clin d'oeil.

Je m'assois à coté de toi, tandis que Ryan fait un dessin très coloré.
Là tu me regardes enfin, et je cherche dans tes yeux un brin de lucidité.
Ton monologue commence :

<< Tu es allée voir mamie ? il ne faut pas la laisser seule. >>
Ma grand-mère, ta mère, est morte depuis sept ans maman !

<< J'ai vu ton père ce matin, il a grossi. >>
Mon père est décédé depuis six ans !

<< Tu as donné à manger à Oscar ? >>
Maman, ton chien est mort depuis deux ans !

<< Regarde, souffles-tu en me désignant les murs blancs de ta chambre, ils ont repeint l'école. >>
On n'est pas à l'école Maman, mais dans une clinique !!!

On t'apporte ton repas, je vais te faire manger.
Je te mets la serviette, je tranche ton pain, je sale ta soupe, je coupe ta viande.
Ryan goûte à tes pâtes au beurre.
A ta sortie de clinique, je devrais te prendre en charge 24/24h.

Un peu plus tard, l'infirmier revient pour te coucher.
Il est l'heure pour moi de partir, de refaire une heure de route.
Je te fais la bise en caressant tendrement tes cheveux.
Je sens le tuyau implanté dans ton cerveau saillir sous mes doigts.
C'est alors que tu me regardes droit dans les yeux,
Et d'une voix mi-enfantine mi-démente tu me chantes :


<< J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien..>>

Ce soir, je prendrais deux somnifères, ou la boîte entière peut-être.
Parce qu'il y'a des jours où la douleur et la pression sont si fortes
Que j'aimerais me flinguer et tout oublier...!

Dédicacé à ma Maman, Louise, toujours hospitalisée depuis le 9 novembre 2008



REA.JPG

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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 17:50


Des visions !
Des visions blanches
Des visions bleues
Des visions douces
Des visions Vagues
Des visions blanches
Des visions bleues
Des visions !

Histoire
Image
Souvenir Orphéon
D'un lointain voyage
Photo mémoire
Du sable
Insaisissable
Rouge néon

Des visions blanches
Se forment
Pastelisées
Irisées
Puis s'endorment
Dans mon esprit
Chloroformé
Sans voilages.
Déshabillée,
Une fée
Me murmure
" Dors, mais
Ce qui est fait, est fait"
Pleure sur mon oreiller
L'antépénultième aventure,
Du spleen en magasinage
Sans bruit
Des visions blanches

Des visions vagues
Santorini en Flashback
Des échos de silence
Un goût de toi
Se plante en moi
En cavale
Un goût d'Arak
Divague sur les plages,
Souvenir volage
Nos amours blanc cassé...
Envahissent en rafale :
Santorini en Flashback
Des échos de silence
Des visions vagues

Des visions bleu silence
Visions bleu outre-mer
Santorini danse
Santorini balance
Frétille
Pétille
Ecumes et souffles
Souffles et écumes
Aussi légers qu'une plume
Des Visions bleu outre-mer,
Assises sur du sable émouvant
Par monts et par vaux,
Me montrent l'amertume :
Le mirage
Du vent triste
Et mouvant
Dans un coquillage
Santorini s'élance
Au galop des chevaux
Mon coeur cadence
Des visions bleu silence

Dream Santorini
Tout s'enfuit
Tout se perd
Tout s'égare !
Même Santorini !
De ce mystérieux voyage
Au creux doux de la nuit
Ne me reste que ton visage
Sans fard..
Et ton regard
Bleu outremer
Qui me poursuit...
Dream Santorini

Des visions !
Des visions blanches
Des visions bleues
Des visions douces
Des visions Vagues
Des visions blanches
Des visions bleues
Des visions !


santorini-top-10-iles-du-monde


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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 23:22
D'ici ou d'ailleurs
D'un temps ou l'autre,

     Cher toi, 

Je te frôle comme l'on frôle sa fin, au carrefour de l'onirisme.
 
Ma Némésis, prince au regard d'orage, de rage la passion des nébuleuses dans tes allures de troubadour. J'effleure ton armure comme on effleure la couverture d'un livre après sa lecture, avec cette tendresse émue que l'on accorde aux vains amants, ô vin enivrant d'une passion dévorante. 

Je te cherche dans des nuits endiablées, toi l'ange, moi le démon, mon chevalier des arts... Désastreux désirs, des draps de sueurs et de soie qui ne sont plus tout à fait nous... Les mots contre ta peau diaphane donnent à ma plume le don d'une chorégraphie repue, frugal repas que la tentation absente de ton enveloppe charnelle. Pour te donner corps, encore un peu...

Ô toi, Maître de ma plume, toi qui de ta flamme éclaire les remous, les tempêtes intérieures, viens me donner fureur! Brûle moi les sens et les doigts, l'essence et les droits, que seul ton sang soit l'encre de mes maux sur les pages vagues où le vent s'essouffle. 

Te désirer est un mal qui m'ensorcelle, ton absence m'aggrave au besoin de m'unir au céleste, me munir de ces astres qui scintillent tes richesses.
 
Je lis dans tes yeux profonds, les trésors du néant...Des fantasmes qui m'emmènent de l'autre côté de la réalité vers le naufrage de l'existence crue, vers l'indicible dansant sur la voûte étoilée. 

Viens inonder mon âme de jeux interdits, d'extases juteuses aux délices des tourmentes incertaines...
Qu'enfin les vertiges de nos ébats rejaillissent sur le monde endormi.

Obsessionnellement,

Cally et Maria.

PS: Texte écrit en double plume pour n'en tracer qu'une, avec l'unique et adorable Cally Méreaux... Merci à elle!
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 02:08
Ce soir
Ne vous-en déplaise
Le vent,
Le vent est tiède,
Doux comme un souvenir
Des jours anciens
Reviennent s'enrouler
Autour de moi

Près de la falaise
Le temps vient s'écrouler
Je sens l'émoi
Les moments revenir
Le vent,
Le vent est tiède
Le vent est musicien
Ce soir

Je pèche le reflêt
Des étoiles filantes
Sur l'océan,
Et là, dans mon filet,
Sommeille
Ton regard
Le vent
Le vent est tiède
Ce soir

Des flûtes gémissantes
Embrasent l'océan
Le rêve m'émerveille !
Hagard,
Le vent
Le vent est tiède
Le vent est musicien
Ce soir

Ne vous-en déplaise
Je saute et plonge
Au creux du songe...






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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 01:52
Non, je n'en pleure pas
Seul le ciel est en larmes
Fendu de couleurs parmes
Non, je n'en pleure pas !

Non, je n'en souffre pas
Seul mon coeur désespére
Brisé d'un bleu lunaire
Non, je n'en souffre pas !

Non, je n'en faiblis pas
Seuls mes jours sont à l'ombre
Perdus au soleil sombre
Non, je n'en faiblis pas !

Non, je n'en crève pas
Seuls mes soirs font des plaintes
Brumés de labyrinthes
Non, je n'en crève pas !

La fenêtre se ferme
Et j'abandonne
Dans des nuits de larmes :
Le ciel aux couleurs parmes
Mon coeur au bleu lunaire,
D'un bleu qui désespére,
Mes jours perdus dans l'ombre
Mes soirs brumés de plaintes...

Des bleus de ton absence ?
Mais non, je n'en meurs pas !

Au coeur des labyrinthes
C'est mon âme qui sombre,
Mon âme qui s'enferme
  Qui tourbillone

Des bleus de ton silence ?
Mais non, je n'en meurs pas !


Munch.La-nuit.jpg
Munch -La Nuit-

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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 18:37
Lors d'une soirée sur terre
Me voilà enfermée
Dans un repas nauséeux
Et une chevauchée
De lassitude

Croisant Vénus à l'épaule gouachée
Par les mains d'un peintre brigand
Et le grand Maître Saint Germain
Gardien de la flamme violette..!

Devant moi une fontaine d'hypocrisies
Derrière un mur d'intolérance
A ma droite
Des gourous veulent me sauver
Me servant à dîner
Une coquecigrue à la moelle !
A ma gauche
Le Dieu Mars, endiablé, me force à avaler
Une soupe à la guerre !
Au dessert me voilà gavée
D'une gelée sanguine :
Le sang d'un rubis
Sacrifice d'Inca sur la pierre.

Sur un air cauteleux,
Mélange de cloches et de violons,
Des rogations
Au regard substantifique
Viennent me hanter !
Helps !

Fatiguée
Je contemple leur mer de débilités
Les processions superficielles

Moi, mon âme est diaphane,
Etincelle
Aussi lointaine qu'une étoile,
La douce lumière qui s'en échappe
Est sans doute précaire
Mais du moins fuit-elle
Du terrestre futile
La geôle émotion !


Prose poétique écrite avec des mots imposés
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 13:55

Je rêve d'éternité, d'un monde enfin fleuri
Où tes yeux versent de l'or sur mon âme enfantine
Le temps qui passe ne ligote nulle comptine
L'eau y est pure, douce fontaine et bel abri

De sauvages lumières pourchassent l'amoindri
Le mal terrestre, les épines de l'églantine
Je rêve d'éternité, d'un monde enfin fleuri
Où tes yeux versent de l'or sur mon âme enfantine


Dans ce lieu chatoyant d'où ne s'échappe aucun cri
Mes espoirs lunaires ne tolèrent plus l'aigri
Poussière mutine
Eclat de lueur libertine
Je rêve d'éternité, d'un monde enfin fleuri !



nature-soleil-vert.jpg

Image trouvée sur google






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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 19:52
Voici les bleus horizons
Au-dessus de moi s'étale
Un soleil
Etincelant de blancheur

Voici l'âme et ses raisons
L'étincelle qui dévale
Le sommeil
Et l'onirique douceur

Sans pareil
Dans des nuits en verticale
Dans une aura de fraîcheur
Flottent l'âme et ses raisons

D'or vermeil
Sur les bois et les maisons
Sur des rêves en rafale
Flottent les bleus horizons



Les bleus horizons




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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 16:33
En moi s'est dévoilée une forêt..Mystère..
Des chênes menottés, des hêtres grimaçants,
Des feuillages obscurs aux sourires perçants
Les branches d'un lilas, et des rosiers à terre


Tant de ronces au sol encombrent la lisière
Sur des arbres vieillis croissent les maux blessants
De rouges pucerons..Des hiboux jaunissants
Surveillent les étangs,  les roseaux et le lierre


Presque imprégné d'encens, l'air est pourtant très doux
De beaux saule-pleureurs chantonnent le redoux, 
Des iris gracieux me désignent la voie


La lune aux vents dorés, y dissipe le fiel
    Les terrestres tourments que l'orage m'envoie     
Et mon âme à genoux tend ses mains vers le ciel !





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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 15:13
Le temps nous fauche sans arrêt
Le vois-tu ce traître en sourire ?
Grimoire exercé, constant, prêt,
Le temps nous fauche sans arrêt.
Je dégringole de son crêt.
Cycle entaillé de mal en pire
Le temps nous fauche sans arrêt
Le vois-tu ce traître en sourire ?

Le vois-tu ce traître en sourire ?
Le temps nous fauche sans arrêt
Se délecte de ton délire
Le vois-tu ce traître en sourire ?
Peintre occupé à nous maudire
Nous engluant de son apprêt
Le vois-tu ce traître en sourire ?
Le temps nous fauche sans arrêt !






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