Neuf novembre, limbes d'automne
Je chemine dans des couloirs
Laiteux, sanglants, et j'entonne
Mes pleurs au creux de tonneaux noirs.
Neuf novembre, l'homme déchante
Mes yeux fixent ses cheveux gris
Qui respirent la mort ambiante
Il dit Coma, je m'assombris.
Neuf novembre, ton corps est chaud,
Alimenté par la machine;
Maintenu par un réchaud
Ton coeur s'endort, courbe l'échine.
Neuf novembre, nuit sans demain ?
Je m'effondre, le mal m'aiguise,
Et me voilà tenant ta main
Dans ce train de la mort, assise...
Vos Impressions...