Poétesse depuis l'enfance, très sensible et aimant les Arts.Je suis publiée aux Editions les 2 encres..Mon second recueil est en cours d'écriture.Je dédicace mon 1er recueil à tous ceux qui m'envoient un courriel à maria.mermoz@yahoo.fr
La rivière était si paisible,
Souriante à l'été volant,
Sur l'herbe dormait une bible
L'air doux valsait d'un tempo lent,
Un vieux clocher pleurait au loin
Les temps anciens, l'heure incertaine,
Un chat roux baillait dans le foin
Le vent valsait sur la fontaine.
Le coeur léger, les yeux ouverts
Allongée au creux d'un drap rouge
Je fixe le ciel à l'envers
Sur l'eau dormante où rien ne bouge...
Une balançoire jouait
A se faire la belle au vent
Un lavoir lessivait le souhait
De retrouver les jours d'avant
Quand les ruines du château
N'avaient pas été bombardées
Que le jardinier au râteau
Ramassait les fleurs lézardées.
Le coeur léger, les yeux ouverts
Allongée au creux d'un drap rouge
Je fixe le ciel à l'envers
Sur l'eau dormante où rien ne bouge...
Un vieux puits couvert de feuillage
Raisonnait sur les profondeurs
Des habitants de son village
Que le mois d'août rendait grondeurs,
Sur un pot, plein de confiture
Valsaient des abeilles, sans fin
Près de la fenêtre en dorure
Veillait un bibelot dauphin
Le coeur léger, les yeux ouverts
Allongée au creux d'un drap rouge
Je fixe le ciel à l'envers
Sur l'eau dormante où rien ne bouge...
Sur ma tête un chapeau de paille
Ombrage les lueurs sans faille,
Le temps a déposé son âge
Sur le vieux village endormi
Je suis venue en son sillage
Retrouver, à pas de fourmi,
Au son lumineux du silence,
Les jours bénis de mon enfance..
Texte et photo : Maria Maddalena Ivaldi - Tous droits réservés
Vos Impressions...