Mardi 7 février 2012
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21:03
Mes larmes sont de cire
Pour un roi dont je suis le fou...
Les étoiles sont sur leur lancée,
Voici l'heure où s'avance la nuit,
Ce crépuscule où tu me délaisses
Glace toutes mes pensées
Dans une brise assassine
Où pleurent toutes les bougies...
A quoi me sert de le maudire ?
De ma vie il se fout...
J'ai tant de mal à vivre
Voici l'heure parralèle
Celle où le passé déchire
Pourquoi est-ce toujours moi
Qu'il mord ?
Voici l'heure vampire
Se gorgeant de mes remords,
Pourquoi est-ce toujours moi
Ayant tort ?
Je ne suis qu'une flamme
Sur laquelle il souffle.
Voici l'heure où attachée à ma laisse,
Tout me renie.
Ton silence m'enivre
Prisonnière de l'infidèle
Ma raison décline
Qui pleure ?
Fête de nuit
Inlassablement
Le mal est farceur !
J'ingurgite ses insomnies
Attablée au creux de mon désespoir
J'avale des litres de noirceur
Où pleurent
Invariablement
Toutes les bougies...
Mes larmes sont de cire
Pour un roi dont je suis le fou,
A quoi me sert de le maudire ?
De ma vie il se fout...
Je ne suis qu'une flamme
Sur laquelle il souffle.
Maria-Maddalena Ivaldi ©
07/02/2012
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Mercredi 18 janvier 2012
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13:56
La nuit me saoule d'étoiles,
Sans pouvoir dormir
J'explore les fonds,
Désastreux,
De la croûte terrestre.
Si l'on parlait d'autre chose
Que de ce ciel
Qui se brise en vain ?
Les passants le regardent
Mais ne le voient pas.
S'il venait à tomber
Des éclats d'un bleu pur
Je sais que tous riraient
Du sang de l'Amour...
Et puis quoi ? Et psychoses
Si l'on parlait d'autre chose
Que de ce ciel
Qui se brise en vain ?
Sur lui les yeux se dardent
Mais ne comprennent pas.
S'il venait à tomber
Des éclats d'un bleu d'azur
Tous s'en moqueraient,
Sans foi, grisé par désamour.
La nuit me saoule d'étoiles,
Mais avant de dormir
Je retourne le fond,
Poussiéreux,
Du sablier terrestre...
Maria-Maddalena Ivaldi ©
18/01/2012
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Dimanche 8 janvier 2012
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15:20
Mon sourire cesse aux grilles
Devant ces grands yeux
De métal gris.
Là, le vieux tilleul
A vu trop de choses
Pour pouvoir mourir
Tranquille.
Et moi, pénitente,
Toujours en défaillance,
J'observe sans comprendre
Les branches veineuses, et mortes
De mon coeur
Forgé à coups d'espoir.
Maria-Maddalena Ivaldi © 07/01/2012

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Dimanche 1 janvier 2012
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18:56
Tout me ment, je le sais, je ne suis que la proie
Tes mots, par dix, par cent, sont des mots teints de fard,
Un poids..Un jeu..Que sais-je ? Un feu pris sur le tard ?
Flux, pleurs, temps fous, temps morts, il pleut au sol de Groie...
J'ai le coeur bleu, cru, lourd, un coeur d'or que l'on broie
Un grain de nuit, tout près, que tu fuis sur un char,
En moi tu pars, tu viens, et tu te veux mon Tsar
Le seul, mon Rhum, mon Roi ! Bien plus qu'un as de Troie..
Sur l'eau je m'en vais voir la vie au creux du jour
Pars vers les mers sans fin..Les caps, c'est à ton tour !
Nul ne sait où tu vas, les vents sont hauts, tu cries..
D'un seul mot tu me tiens, où suis-je ? Au pied du mur !
De Nous ? Le marc est noir..Tel ce ciel que tu pries,
Tu te fonds, crois au loin, bois ton fiel dans l'air pur...
par Maria Maddalena Ivaldi ~Poétesse In Des Faïences
Maria Maddalena Ivaldi -
Recueil L'insaisissable Murmure
Tous droits réservés - © 10 août 2010
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Dimanche 27 novembre 2011
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16:24
Je ne veux plus répondre à ce gris téléphone
Qui sans fin pleure et gronde
Qui sans cesse bombarde
Mon âme ankylosée...
Laissez-moi !
Rien ne me fait plaisir
Et je feins mon bonheur
N'ayant plus d'avenir.
Un orage vertigineux
Mitraille
La barque perçée où je vis...
Je ne veux plus entendre amour fou, et mensonges,
Des mots pompeux qui se lézardent.
Laissez-moi !
Telle une sentinelle
Névrosée
Autour de ma douleur
Je fais la ronde...
Eclairs, tonnerres, cierges
Mélancolie,
Un enfer pavé de cent noeuds
Aux vagues ritournelles
Submerge
La barque trouée où je vis...
Je ne veux plus répondre à ce gris téléphone
Qui sans cesse m'assaille...
Sonnerie aux choeurs, mielleuse,
C'est ta folie,
Douce et contagieuse,
Que sans arrêt j'entends
Que sans répit je longe !
Maria Maddalena Ivaldi © 27/11/2011
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Samedi 5 novembre 2011
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15:23
Non,
Ne pleure plus pour moi
Harmonica
Je ne suis qu’un long souffle
Que tu brises,
Un goût de blues, amer,
Loin de l’église
Paumée au bord de mer
Qui se boursoufle.
Ne pleure plus pour moi
Harmonica
Je ne suis qu’un soupir
Un vieux rêve adoré
Qui se noie,
Un goût de spleen sournois
Qui va croupir
Sous les vagues dorées.
Ne pleure plus pour moi
Harmonica
Je ne suis qu’un murmure
Un bout de ciel
Recouvert de nuages,
Qui ne sait où aller
Et se méfie..
Ton vent fait ma blessure :
Du sang sur les galets
Du sang noir
Meurtri, démentiel !
Ne pleure plus pour moi
Harmonica
La lune fait naufrage,
Finit ta mélodie,
Et fini mon espoir.
Non,
Ne chante plus pour moi
Harmonica
Tes mots, et psalmodies,
Cela me crucifie !
Maria Maddalena Ivaldi © juillet 2011
Recueil L'insaisissable Murmure

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Dimanche 30 octobre 2011
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19:19
QUAND PLEURE LA MANDOLINE
" La Mi La, Sol, Mi Fa Do "
La bouilloire siffle en joie.
Sur le feu, mon mal infuse,
" La Mi La, Sol, Mi Fa Do "
Pimenté de longs fados
Ton souvenir me perfuse
En rythme, le temps rougeoie
Mi-rêveuse, nostalgique,
J'épluche ma mandarine
" La Mi La, Sol, Mi Fa Do "
L'automne éffeuille mon coeur,
J'avale mes antalgiques
Quand pleure la Mandoline
Le bonheur, lui, valse ailleurs...
" La Mi La, Sol, Mi Fa Do "
Maria-Maddalena Ivaldi © 27 octobre 2011
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Vendredi 21 octobre 2011
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14:12
Voilà, mon âme va flancher...
Pendant que je bascule
Devant moi se précise
L'abattoir de mes rêves
Aussi flou qu'un sillage
Le miroir est très calme
Juste éclaboussé de mon sang
Qui n'en finit pas de mourir.
Indifférence et abandon
Mon esprit et mon corps
Etaient deux fous liés
Au fin fond d'un mouroir.
Eventail blanc, plié
Sur un lit à ressort,
Seul mon coeur était sage
Calme comme un miroir
Qui n'en finit pas de pourrir.
Juste maculé de mon sang
Le reflet est très calme,
Laissé, à l'abandon.
Pendant que j'agonise
Derrière moi se lève
L'enfance somnanbule
Déjà, sa lame va trancher...
Maria-Maddalenna
Ivaldi © 21/10/2011
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Vendredi 23 septembre 2011
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17:48
Va-t'en...
Tes mots sont aussi faux
Que le vent le plus doux
Pleurant à ma porte.
Va-t'en...
Tout me revient
Tel un torrent fou de promesses
S'échouant corps-à-corps.
Je saigne
Va-t'en...
J'ai rendu sourd mon coeur
A tes belles paroles
Qui s'accumulent.
Va-t-'en, je t'aime
D'une lave qui brûle
Mon âme, et la rend folle,
J'ai rendu sourd mon coeur
Va-t'en...
Je saigne !
Mon sud est ton nord
Et j'ai rongé la laisse
Par laquelle tu me retiens.
Va-t'en, je t'aime
Je referme la porte
Sur le vent le plus doux
Mais pareil à la faux !
Va-t'en...
Ma raison s'écarte
Le château s'écroule
Sur nos fables, en foule,
Pyramide de cartes
Jetée au vent...
Reviens
Je t'attends.
Maria Maddalena Ivaldi © 23/09/2011
Recueil L'insaisissable Murmure
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Jeudi 18 août 2011
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22:46
Toi, mon bleu défaillance...
Tu m'atteins,
Le ruisseau de tes yeux s'écoule dans mes rêves
Aussi brûlant qu'un fer te marquant sur mon corps.
L'ombre se penche
L'océan ondule
Mon coeur veut t'attraper
Mais la vague recule !
Comment ne plus t'aimer ?
La nuit est ton cortège
Et je voudrais voler ton ciel.
Comment ne plus t'aimer ?
La nuit est sortilège
Dont j'avale le fiel !
Toi, mon bleu défaillance
J'avance dans l'asile
Ouvert sur ton absence.
Le temps brise, défait
Je t'aime
Et je tombe !
Toi mon bleu défaillance
Mon Amour si parfait
Que la tourmente exile
Je tombe
Et je t'aime !
L'ombre s'épanche
L'océan ondule,
Mon coeur va t'attraper
Mais la vague recule !
Aussi glacé que l'air te gravant sur mon corps
Le bleuté de tes yeux ne vit que dans mes rêves,
Tout s'éteint.
Maria-Maddalenna Ivaldi © 18/08/2011

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